27 avril 2011


   Google, c'est la bibliothèque d'Alexandrie. Sans le consentement des auteurs, voici qu'ils numérisent des millions d'ouvrages qui ne sont pas encore dans le domaine public –, tout comme les Ptolémées, ces fondateurs de la bibliothèque d'Alexandrie, « confisquaient » tous les livres des écrivains ou philosophes ayant le malheur de passer par leur pays... Ptolémée III était une espèce de collectionneur, obsessif et compulsif: il entendait accumuler le plus de documents possible, sur tous les sujets imaginables.
   Son rêve se réalise enfin. Après deux mille deux cent cinquante ans!

26 avril 2011

   Qu'est-ce qui restera une œuvre, et qu'est-ce qui sera appelé à transcender la mort de son auteur pour devenir une franchise à l'Américaine, c'est-à-dire, une marque de commerce? Tiens, on m'a raconté que monsieur Uderzo vient de se choisir un successeur – en d'autres termes, un gars qui dessinera tous les prochains albums d'Astérix, quand lui-même, Uderzo, sera décédé.
   Par exemple, James Bond, c'est une franchise, car il a bel et bien survécu à Ian Fleming. Et Star Trek a nettement survécu à Roddenberry.
   Alors: littérature, télévision, bande dessinée... Et ensuite? Verra-t-on, un jour, ce même phénomène dans la musique? Y aura-t-il des albums de U2 après la mort de tous les membres fondateurs du groupe?

25 avril 2011

   La politique, c'est comme un gratte-ciel. Un vieux gratte-ciel. Nous élisons, tous les quatre ans, une nouvelle équipe pour gérer ce gratte-ciel. Hélas, c'est toujours le même foutu gratte-ciel. Et toujours le même système. On nous fait néanmoins de grandes promesses, sans cesse. Nous allons mieux administrer le gratte-ciel. Nous allons faire un nettoyage dans le gratte-ciel. Nous apporterons des réformes majeures à l'aménagement du gratte-ciel...
   Mais on s'en contrefiche, du gratte-ciel. Ce qu'il nous faudrait, ça n'est pas une nouvelle équipe, mais un nouveau gratte-ciel. Voilà le véritable changement... Pas juste un nouveau parti, mais un nouveau système.

24 avril 2011

   En conclusion, je voudrais témoigner ma reconnaissance à tous les gens qui m'ont lu depuis les vingt dernières années. Je préfère y mettre d'abord quelques remerciements, pour que dans la suite ils soient toujours vus après le blog en tant que tel, et non pas avant lui, puisqu'il s'agit bien d'un machin qui se présente à l'envers: ce qu'on écrit après sera lu avant ce que l'on avait écrit avant. C'est subtil. Comme de lire un manga à l'endroit, je suppose!