Mon nouveau film
fétiche s'intitule Fetih 1453, et c'est un film turc. Voir enfin des Sémites
casser allègrement la gueule à des Caucasiens: il était grand temps! Pourquoi ces nigauds d'Américains seraient-ils les seuls à employer la recette?
‘This is Sparta!’
Les méchants Perses seront découpés en rondelles…
Ce que le
Léonidas américain tentait d'exprimer entre deux aboiements, le voici: Certes, économiquement
parlant, nous ne sommes plus rien. Et politiquement, nous ne sommes plus grand-chose. Mais militairement, nous pouvons encore anéantir n'importe
qui. Alors, bande de cons, allez vous faire foutre! Grrr!
La prise de
Constantinople se devait d'être racontée aussi. Pourquoi ne s'occuperait-on que de
Léonidas, Achille, et Alexandre le Grand?
Scène
finale de Fetih. Le sultan Mehmet II pénètre dans la plus vieille
cathédrale de la chrétienté; là, il prend dans ses bras une fillette byzantine, et déclare au peuple conquis: « Nos destinées sont désormais liées… » Au même
instant, un soleil couchant scintille à travers une rosace de l'église.
Si le réalisateur n'avait pas apporté cette touche finale, j'aurais piqué une sainte colère!
Alors bravo! Même
si c'est super cheesy. C'est hélas dans l'air du temps, n'est-ce pas?
L'humanité peut devenir malheureusement très cheesy, et il importe de
s'adresser à elle dans son dialecte courant.
La race Caucasienne
est comme la population de Constantinople: tout ce qui la protège encore est
une gigantesque muraille érigée par ses lointains ancêtres.