22 janvier 2013


   Un chercheur a branché des électrodes, directement dans le cerveau d'un chat vivant, et il arrive à en extraire quelques pixels flous: c'est ce que perçoivent les yeux du chat. L'animal a regardé la photo d'un homme, et notre chercheur, devant l'image de synthèse qui en résulte (un visage humain, vaguement difforme), déclare: ‘I can't help but to think the face is looking somewhat feline.’
   Et il nous laisse là-dessus – quasiment le commencement d'un film d'anticipation. Planet of the Cats ou quelque chose de ce genre. D'une bêtise mémorable.
   Nos grands scientifiques sont des mômes grisonnants, pétris de films hollywoodiens. Comme dit André Fermigier – c'est la réalité vue à travers l'œil d'un veau qui aurait été nourri de thrillers, aurait lu Kafka en diagonale…