Un chercheur a branché des électrodes, directement dans le cerveau d'un chat vivant, et il arrive
à en extraire quelques pixels flous: c'est ce que perçoivent les yeux du chat. L'animal a regardé la photo d'un homme, et notre chercheur, devant l'image de synthèse qui
en résulte (un visage humain, vaguement difforme), déclare: ‘I can't help but to
think the face is looking somewhat feline.’
Et il nous laisse
là-dessus – quasiment le commencement d'un film d'anticipation. Planet of the
Cats ou quelque chose de ce genre. D'une bêtise mémorable.
Nos grands
scientifiques sont des mômes grisonnants, pétris de films hollywoodiens. Comme
dit André Fermigier – c'est la réalité vue à travers l'œil d'un veau qui
aurait été nourri de thrillers, aurait lu Kafka en diagonale…