Qu'est-ce qui ennuie tant les bâilleurs de fonds?
31 mai 2011
30 mai 2011
11 Prairial, An CCXIX de la République Sociale et Universelle
Au nombre des choses qui agacent, sur le site de Blogger, il y a cette datation, indélébile: pas moyen de désactiver l'option. La date s'inscrit, toute seule. Je me demande bien comment font les musulmans? Les bouddhistes? Et sûrement, il y a un brahmane, au moins, qui rédige son blog? Pourquoi quelqu'un a-t-il impunément décidé que nous calculerions tous nos dates d'après la naissance de Jésus-Christ? C'est de la discrimination! Il y en a qui comptent les années à partir de la naissance d'Elvis... Et certaines sectes se targuent de compter depuis l'emprisonnement de Cthulhu.
Ce maudit comput nous opprime; aux armes, citoyens! formez vos bataillons!
Je décrète que c'est le calendrier républicain, dorénavant, qui sera en vigueur, sur ce blog. Je n'ai rien contre Jésus, mais je préfère Fabre d'Églantine. Ce gars, c'est un génie. Nous sommes en l'an deux cent dix-neuf de la République Sociale et Universelle. Rien que le nom donne des papillons dans l'estomac. Un calendrier lunaire: quel pied! Tous les mois, ont trente jours. Sauf Fructidor, mon préféré (dernier mois de l'année, et qui tombe en plein été). Vive la Révolution!
24 mai 2011
22 mai 2011
Une fillette s'amuse, devant chez elle, autour d'un grand tas de branches mortes. Sept ans, environ. Son père a probablement émondé l'arbre qui se trouve sur leur pelouse. Veut-elle créer une hutte? Une quelconque palissade? Quoi qu'il en soit, lorsque je passe sur son trottoir, elle indique l'amoncellement de branches, puis elle tend la main. « Barrage! dit-elle. Faut taper dans ma main! »
Je n'ai pas réagi suffisamment vite. N'ai pas tapé dans sa petite main. Je suis passé tout droit.
Depuis deux jours, souvent, j'y repense – et j'en ai le cœur serré. Les véritables règlements, je dois le dire, je m'en balance. Je traverse des rues, n'importe comment, n'importe quand, sans éprouver jamais l'ombre d'un remords. Toutefois, là, j'ai désobéi à un règlement d'une autre sorte; c'est drôle mais je m'en veux.
16 mai 2011
Hollywood souffre de la névrose embêtante des remakes. On ne sait plus rien faire, que ça. Je crois que la boucle sera bouclée, le jour où il y aura eu un remake de Star Wars, l'original, de 1977... Ils ont refait Star Trek, alors, pourquoi pas?
J'imagine bien Justin Bieber, dans le rôle de Luke Skywalker, Ashton Kutcher en Han Solo, puis Miley Cyrus en princesse Leia. Eh oui: quitte à vivre dorénavant dans cette culture du « réchauffé », merde, autant y prendre goût!
15 mai 2011
Il était une fois, une grande demeure, mais presque vide. Dans chacune des cent pièces se trouvaient un meuble, un outil, et deux ou trois accessoires, souvent inassortis. (Par exemple, dans une salle, vous aviez une chaise, un tournevis, puis des couvertures. Dans la chambre voisine, lit, pinceaux, et lampe. Ailleurs encore, frigo, marteau, vis. Et ainsi de suite.)
Un jour, quelqu'un, vivant dans deux pièces du devant, décida de passer presque partout, et rafler des choses dans les autres chambres, pour ramener le tout dans son petit domaine, ensuite. Après un temps, il réussit à aménager somptueusement ses deux pièces: murs peints, cadres, fauteuils confortables, lits douillets, rideaux, tapis, bibelots, tables, commodes, vaisselle, téléviseur, électroménagers, et cetera.
Les ressortissants des nombreuses autres salles, ayant entendu raconter ce prodige, y allèrent voir de plus près – et voulurent s'installer, eux aussi, dans ces chambres privilégiées…
L'occupant d'origine, peu ou prou, s'énervait. « Vous n'avez qu'à bien aménager les vôtres! » asséna-t-il à cette marée humaine. Mais c'était un peu en forme de boutade, sans aucun doute, puisque dans toutes les quatre-vingt-dix-huit autres pièces, il restait dorénavant bien peu de choses.
Voici l'histoire de l'humanité, depuis 1480, ou 1500, environ, jusqu'à nos jours: nous sommes cette grande demeure; les deux chambres du devant sont ce qui a été baptisé l'Occident.
Quelle que soit la permutation, il n'y a pas suffisamment d'ameublement, ni d'outils, ou d'accessoires disponibles, pour aménager cent chambres; et puis, celles que tous envient, n'accepteront jamais de se départir d'une grande part des tapis, fauteuils, ou autres meubles. Impasse, donc? Problème insoluble? J'en ai juste un peu assez d'entendre des gens qui disent: « Vous n'avez qu'à bien aménager les vôtres! »
14 mai 2011
Attablé au Laïka, il y a trois jours, je buvais tranquillement mon café en faisant divers gribouillis sur une feuille. À presque toutes ces tables, il y avait des gens – et aussi, juste en face, de l'autre côté de la vitre, au kiosque à journaux.
S'amène alors un chien. Tout seul. Sans son maître. Mais ça n'est pas un chien errant, puisqu'il porte un joli collier. Dans l'entrée, très calme, il s'arrête. Il tourne sa tête vers la gauche. Il tourne sa tête vers la droite. Puis, il fait demi-tour, et s'en va. N'a-t-il pas trouvé celle qu'il était venu voir?
L'une des scènes les plus surréalistes de l'année, ça.
Qui était Laïka? Souviens-toi!
07 mai 2011
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