25 avril 2013


   Nouveau projet domiciliaire, au centre-ville. Quatorze étages de condominiums de luxe. Sur l'énorme bannière flottant près du bureau des ventes, on peut lire: « Le dernier cri ».
   Ça m'a donné une splendide idée de film: un tueur à la hache fait des ravages, dans une nouvelle tour d'habitation, et tout le monde soupçonne tout le monde, puisque personne n'a encore eu le temps de bien connaître ses voisins. Bien entendu, ça s'intitule: Le dernier cri. C'est extra!
   Puisque je n'ai ni le temps ni le savoir-faire pour réaliser ce truc, j'ai décidé de léguer l'idée au premier venu qui s'y connaît en cinéma. Il y a bien quelque part un cinéaste parmi les centaines de gens qui me lisent en Finlande et puis au Mozambique – sauf si les statistiques fournies par Blogger sont de la poudre aux yeux – et malgré que ces pays n'aient rien en commun hormis leur fuseau horaire.


23 avril 2013


   Une belle fille qui ressemble à Pink vient de s'attabler devant une toute petite tasse de chocolat chaud, et elle écrit dans un grand cahier fripé, lentement, à la main, avec un stylo bleu transparent. La table voisine est occupée par un costaud, la cinquantaine avancée, menton en galoche, tignasse d'ivrogne en bataille à la Boris Johnson; il lit les journaux et jette souvent un œil à l'horloge murale.
   Ce qu'il y a de magnifique dans cette scène, c'est qu'elle aurait pu avoir lieu en 1975 ou en 1980...


10 avril 2013


   L'écriture, c'est comme les arts martiaux: on travaille dur, et des centaines d'heures par année, afin de parfaire une technique abstruse qui ne servira pratiquement jamais.