20 mars 2012

   Il y a la Logique, puis il y a le Sentiment. S'il existe un domaine dans lequel la Logique devrait primer toujours, c'est bien le processus électoral. Mais hélas, ça n'est guère le cas.
   Pourquoi tout ce cirque? Les « campagnes » électorales, pourquoi? Que chacun de ces partis publie une plateforme – et les gens pourront voter pour celle qui leur semble la meilleure. Même plus besoin de vos bureaux de scrutin! Il peut y avoir une case « vote » dans chaque déclaration de revenus. C'est tout.
   Tant pis. Le processus électoral reste illogique. Du sentiment, uniquement... Le charisme du candidat? Ses promesses? Ses poignées de main? Le bon mot qu'il a su placer durant le débat télévisé? Toutes choses qui ne l'aideront pas du tout à gouverner, une fois élu.
   Voilà notre système. Celui dont nous nous sommes dotés. Il nous ressemble. Illogique, et sentimental.


07 mars 2012

   Nous ne saurions racheter toutes les fautes de nos ancêtres – mais nous revendiquons tout ce qui nous est acquis « depuis l'époque de nos ancêtres ». Autrement dit reclassons nos héritages en deux catégories étrangement opposées: ce qui nous favorise, on le confirme et le conserve; ce qui nous désavantage, on le renie et l'abandonne.
   On veut notre iPad à prix (relativement) abordable; on refuse pourtant de voir les grandes entreprises déménager un seul emploi en Asie.
   Le beurre et le chou et la chèvre et l'argent du beurre, dans le désordre.
   Tant et aussi longtemps que l'Occident gagnait au change, ce principe de Level Playing Field, n'existait pas: le mot apparut miraculeusement, quand les « gagnants » de naguère perdirent l'avantage. Mais en 1700 et 1800 les nombreux autres peuples, mis à mal, auraient-ils jamais pu réclamer un Level Playing Field?
   L'Occident n'est qu'un enfant gâté, capricieux, et boudeur, et turbulent... Quand il gagne, il n'épargne personne – mais, lorsqu'il perd, tous les autres devraient faire preuve de retenue, et lui laisser une petite chance.


04 mars 2012

   Origène, c'est le Benjamin Franklin des Pères de l'Église: il a eu autant d'importance et d'influence que les autres Pères, mais n'a pas été canonisé (ni élu président).