Dans le hall de la
bibliothèque, une jeune femme parle à ses amis du film The Show of
Shows, de Benedikt Erlingsson. Elle dit: « Pas d'narration. Pas d'contexte.
C'est long, une heure et demie! »
Si cette fille n'est
pas mordue d'histoire, tant pis. J'ai adoré ce film, pour ma part; j'aurais bien voulu qu'il puisse durer trois heures! Si mademoiselle s'était le
moindrement renseignée, elle aurait su qu'il s'agit
d'un film sans narration. Elle dit aussi: « C'est comme Baraka mais
en vieux noir et blanc… »
Un peu désolant, oui. Mais que voulez-vous qu'on y fasse?
Millennials. La
génération du contexte et de la narration. Incapables de fermer l'appli du
contexte afin de se laisser voguer tout simplement dans un mood. Je
présume qu'ils n'écoutent jamais Schubert, ni Gershwin: il n'y a pas de paroles…
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