25 juillet 2011

   La littérature est un fantasme, et le cinéma est une porno. Dans un fantasme, tout de même, on devra faire environ cinquante pour cent du boulot – c'est-à-dire, imaginer. Dans la porno, il n'y a strictement rien à imaginer: tout est là, en gros plan, avec l'éclairage approprié.
   Le métier du romancier est sûrement très ingrat, puisque nous vivons dans ce sordide climat culturel où Universal Pictures et Paramount rachètent systématiquement les droits de tous les fantasmes… pour en faire des pornos.

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