Entamer le chantier d'un nouveau roman. Oui, pour celles et ceux qui ont la malchance d'écrire, cela constitue, tout de même, un baume rafraîchissant. On se laisse porter par l'inspiration. On note ce qu'il faut noter. Au gré du moment. Sans angoisse. Sans planification rédactionnelle. Sans incertitudes... Et quelle évasion! Surtout après s'être extirpé, à grand-peine, du manuscrit précédent, d'une difficile fin de roman, fastidieuse et alambiquée comme l'époque où nous vivons, si j'ose dire – quand le temps vient de tout refaire sans cesse, de compiler, répertorier, développer des outils de travail sur mesure et des fiches, tableaux, organigrammes, et autres listes de correction.
Oui: une fin de roman, c'est un peu comme nos satanées années 2000.
Un début de roman, par comparaison, ça rappelle, énormément, les années 70. Désinvolture. Au jour le jour. Joie de vivre. Pas l'ombre d'une liste de quoi que ce soit.
Impossible de remonter le temps. Impossible de retourner en 78.
Par bonheur, on peut toujours commencer un nouveau roman. Ça compense.
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